Expression politique – novembre 2017

St-Egrève doit changer de cap !
Selon la majorité municipale la santé financière de la ville est saine.
St-Egrève échapperait à toutes les difficultés que rencontrent les communes asphyxiées par la politique gouvernementale, dénoncée par le Congrès des Maires de l’Isère, toutes opinions politiques confondues ?
Oui, le budget de la Ville est en équilibre ! Mais la majorité ne s’oppose pas aux restrictions imposées par l’Etat (- 304 000 euros) et s’adapte : ainsi depuis 3 ans les moyens alloués au fonctionnement des services sont en diminution de 3,40 % chaque année. La qualité du service public est remise
en cause. La suppression de la taxe d’habitation par le Président Macron est plus que préoccupante. Sans réaction de la majorité…
Le Conseil Départemental cherche à vendre l’entreprise VFD au groupe européen CUBE, bien que le Conseil Régional puisse, avec la loi NOTRé, en assurer la gestion. Une commune comme la nôtre devrait agir pour préserver le devenir du service public et des salariés. Mais c’est le silence
qui prédomine malgré l’existence d’un dépôt VFD sur notre territoire !
Autre préoccupation, l’augmentation pour les retraités de 278 % (et de 37 % pour les jeunes) des transports en commun ! Cette décision est loin d’aller dans le sens du développement des transports en commun qui passe, entre autre, par la gratuité comme l’ont déjà décidé plus de 40 villes.
Autre remise en cause du service public : la fermeture du guichet SNCF de notre gare. Depuis le 1er novembre, personne n’accueille et ne renseigne plus le public, et pourtant c’était très utile et apprécié des usagers. Qu’ont
fait les élus pour maintenir cette gare ouverte ? Certains diront que ce n’est pas de leur compétence ! Mais rien n’empêche d’intervenir pour obtenir la réouverture de cette gare, de lutter et rassembler les usagers !
C’est l’intérêt des habitants qui est en jeu.
La situation doit conduire à l’action pour préserver et améliorer la qualité de vie de nos concitoyens. Telle est la conception d’un-e élu-e au plus près des préoccupations des habitants.
Sylvie GUINAND, Front de Gauche – PCF
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Expression politique – octobre 2017

Economies d’échelle : fausses bonnes idées !
Le rapport de la Métropole relatif aux mutualisations présenté lors du dernier Conseil Municipal est édifiant :
“Impact sur les effectifs et les dépenses de fonctionnement”,
“économies d’échelle”,“rationaliser les moyens”,“la mutua-
lisation présente d’avantage d’atouts que de contraintes, j’en veux pour preuve des économies budgétaires importantes [faites] à l’échelle intercommunale”(témoignage du directeur du service commun de la Santé, Prévention et Sécurité au Travail) !
Du national au local les politiques de réduction des dépenses publiques vont encore impacter négativement les agents territoriaux (moins d’effectifs, de droits, de rémunérations…) mais plus encore la population, vous, nous, tous usagers d’un service public : qui entretient nos rues, nos espaces verts à St-Egrève ? Qui nous marie, nous ouvre ses bibliothèques le samedi, sa salle de spectacle le soir et le dimanche ? Qui assure la sécurité jour et nuit ? Qui accompagne l’éducation et l’éveil culturel de nos enfants ? Qui veille sur nos anciens jusqu’au dernier souffle ?
Ce sont les agents de la Fonction Publique, qui exercent leurs missions dans la neutralité, l’indépendance politique et la responsabilité citoyenne.
Penser que l’on pourrait faire autrement, privatiser des services par exemple, peut être tentant quand on entend le discours culpabilisant et faux sur le “coût” des fonctionnaires, par ailleurs injustement salis par les
médias. Mais les expériences démontrent que le service rendu n’est plus de la même qualité ni égalitaire. D’autre part la question essentielle est bien la répartition des richesses : quand les plus nantis provoquent plus de 80 milliards d’évasion fiscale que le gouvernement ne se donne pas les moyens de récupérer, est-il normal que ce soient nous qui nous serrions la ceinture ?
Pour toutes ces raisons j’engage toute la population de St-Egrève à être solidaire des mouvements de légitime colère des agents publics le 10 octobre et à s’organiser pour défendre notre Bien commun.
Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

Déclaration de Sylvie GUINAND Conseillère municipale

STOP AU BRADAGE DES VFD !

La Région doit prendre ses responsabilités !

Le Conseil Départemental de l’Isère a décidé le 28 septembre 2017 de déclarer sans suite l’appel d’offre d’attribution de plusieurs lignes de cars du Grésivaudan pour des raisons administratives et juridiques, le postulant Kéolis ayant fait des propositions inférieures de 40 % à la « normale ». Pour une société de l’importance de Kéolis c’est surprenant !

Cette décision qui semble légitime, c’est l’arbre qui cache la forêt !

En effet, comme le révèle le journal de la direction des VFD (Trajectoires, d’octobre 2017), dans le même temps le Conseil Départemental de droite prépare la reprise des VFD par l’entreprise CFTR, filiale du grand groupe privé européen CUBE.

Ce groupe implanté en Allemagne, en Norvège, en Belgique au Danemark comprend plus de 8000 salariés. Leader privé européen de transports de passagers, ce groupe a obtenu du Département de l’Isère le 15 septembre dernier « une période d’exclusivité » pour analyser la situation de l’entreprise et proposer une offre de reprise au département.

Pourquoi un tel arrangement, une telle faveur ?

Et tout simplement, pourquoi vendre les V.F.D. ?

image bus

Les V.F.D. ont une longue histoire et un grand savoir-faire dans le domaine des transports de notre Région. Un groupe européen comme CFTR ne serait pas intéressé par le rachat des VFD si tel n’était pas le cas, or il reconnait que « les VFD disposent de l’ensemble des métiers au sein de l’entreprise, ont un solide ancrage territorial en Isère, une légitimité sur la nouvelle Région Auvergne-Rhône-Alpes et une capacité démontrée à surmonter les évolutions du Métier ».

Comment admettre dans ces conditions que le Conseil Départemental brade au privé le patrimoine de notre Région et que le Conseil Régional, qui vient d’acquérir la compétence transport avec la loi NOTRé, refuse d’assumer la gestion des VFD ?

De plus comment admettre que la Direction des V.F.D. qui co-organise les mauvais coups décidés par le Département et la Région cautionne la restructuration des V.F.D. Nord Isère avec des suppressions d’emplois ? Toute cette politique à la MACRON est insupportable !

Ça suffit ! Les VFD doivent vivre dans le giron public !

C’est pourquoi nous demandons l’organisation d’une véritable concertation entre tous les acteurs concernées, Conseil Départemental, Conseil Régional, syndicats, comité des usagers, élus locaux, pour rechercher en toute transparence une solution qui assure au mieux le maintien de l’emploi et les intérêts de la population et des salariés au sein d’un véritable service public de qualité. Véritable atout pour une politique de transports mettant en avant la qualité, l’accessibilité à tous, la sécurité de nos enfants et le respect environnemental, les V.F.D. ne doivent pas être sacrifiés à des intérêts privés.

bus Macron

De déréglementations en privatisations, à force de casse du service public, la situation est devenue invivable pour les usagers comme pour les salariés.

Un changement de cap s’impose pour l’avenir des VFD !

Nous avons des propositions :

  • Création d’une Régie Régionale des Transports Publics de Personnes

  • Remonter le niveau de Capital public avec un fort investissement matériel, humain et financier

  • Création d’un fonds d’investissement et de modernisation des équipements permettant un accès facilité à l’investissement et à la recherche financé notamment par une taxe sur les autoroutes

Cela ne se gagnera pas sans luttes ! Celles-ci reposent sur une vision systémique qui implique en plus des seuls membres de l’opérateur public toutes les parties concernées que sont les équipementiers et leurs fournisseurs et sous-traitants, les usagers particuliers et professionnels ainsi que les responsables politiques, autour de l’enjeu global d’organiser les transports en complémentarité les uns des autres, et non en concurrence.

Usagers et citoyens, rejoignez-nous dans la lutte !

 

Déclaration de Sylvie GUINAND Conseillère municipale

Assez de casse ! les V.F.D. DOIVENT VIVRE !

La Région doit prendre ses responsabilités !

A St-Egrève comme dans l’ensemble du département de l’Isère les V.F.D. ont une longue histoire et un grand savoir faire en matière des transports.

La décision du conseil départemental de vendre ses actions au privé (81 % du capital) après avoir transformé la Régie des VFD en SEM en 2006, est lourde de conséquences pour l’emploi et les conditions de travail du personnel.

Certes le Conseil Départemental vient de déclarer sans  suite l’appel d’offre des lignes de cars du Grésivaudan, l’entreprise Kéolis ayant fait des propositions anormalement basses, inférieures de 40 % de celles émises par V.F.D.

Cette décision est légitime mais ne lève pas les graves menaces qui pèsent sur le devenir des V.F.D dont l’avenir reste très inquiétant depuis son passage de Régie en S.E.M en 2006.

En effet la loi »NOTRé », adoptée en 2015, prévoit de transférer la compétence transport des Départements aux Régions au plus tard fin 2017.

Cela pourrait être une solution, mais faut il encore que la Région assume ses responsabilités conformément à la loi. Or, nous avons appris par le Dauphiné Libéré du 22 septembre 2017 que le Président de Région refuse de reprendre la gestion des V.F.D., qui se trouvent donc dans une situation très préoccupante malgré les bénéfices réalisés (2,3M€ en 2014, 2015, 2016.)

Soit La SEM des V.F.D. est vendue au privé, soit elle est dissoute où en liquidation !

Dans tous les cas le privé réaliserait des bénéfices grâces aux fonds publics du conseil Départemental donc des contribuables avec de lourdes menaces pour l’emploi.

Ce n’est pas acceptable !

C’est pourquoi nous demandons l’organisation d’une véritable concertation entre toutes les personnes concernées, Conseil Départemental, Conseil Régional, syndicats, comité des usagers, élus locaux, pour rechercher en toute transparence une solution qui assure au mieux les intérêts des usagers, et des salariés au sein d’un véritable service public.

Expression politique – septembre 2017

Culture et démocratie !

Le conseil municipal de St-Egrève vient de faire passer en force par sa majorité une délibération pour son projet : « de la bibliothèque à la médiathèque du XXIème siècle ».

Au-delà de cette formule alléchante, celui-ci prévoit la fermeture des espaces culturels de Fiancey et Rochepleine, deux quartiers populaires.

Sous prétexte de modernisation et d’adaptation, la municipalité mène une politique de droite  en réduisant les dépenses de la culture pour faire des économies financières, au détriment de la population.

Il s’agit là d’une politique à la Macron qui a décidé de supprimer des milliers d’empois dans la fonction publique.

Cette décision ne peut que remettre en cause le rôle de cohésion sociale de la lecture et de la culture dans nos quartiers. Si elle était mise en œuvre elle aurait pour conséquence d’éloigner l’accès aux outils multimédias pour le plus grand nombre de jeunes et de leurs familles.

A l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon moi, être inconscient ou se faire complice du délitement de la société.

Le projet de la médiathèque Barnave est prévu pour 2020. Pourquoi cette précipitation pour annoncer, à la veille des congés estivaux, la mise en œuvre des mauvais coups ?! C’est anti-démocratique !

La municipalité doit écouter, entendre et associer réellement la population à la construction de projets qui les concernent directement et ne pas imposer de manière autoritaire ses  choix guidés par l’austérité et non l’intérêt des familles.

En annulant la délibération et en ouvrant de véritables concertations avec la population, les parents d’élèves et les actrices/acteurs de la Culture (enseignants, artistes, associations) sur le projet Barnave « de la bibliothèque à la médiathèque du XXIème siècle », en complément des espaces de Rochepleine et Fiancey, la municipalité ferait preuve de sagesse et d’esprit de responsabilité.

Il est encore temps.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – PCF

Expression politique – juillet – août 2017

Un été sous haute surveillance !

Les urnes ont porté au pouvoir une assemblée de députés majoritaires pour entériner une enfilade serrée de mesures contre les droits des salarié-e-s, de libéralisation des missions de service public et leur transfert vers le secteur privé. Paradoxalement, seuls 16 % des électeurs ont choisi Macron lors du 1er tour des Présidentielles (sur les inscrits) quand la majorité aspire à vivre mieux et exige un service public garant des valeurs républicaines et des droits fondamentaux des citoyens.

A Saint-Egrève les chiffres illustrent bien ce refus des projets d’En Marche : la première gagnante des élections est l’abstention : 59 % ! Sur 11 857 inscrits, seuls 4866 électeurs parmi vous ont voté le 18 juin ! Sur la Ville qu’elle gère, madame l’ex maire nouvellement élue députée l’est avec seulement 3071 voix, soit 26 % des inscrits. A peine un quart des électeurs de notre commune a voulu qu’elle porte à l’Assemblée Nationale ce qu’elle fait localement : diminution des subventions aux associations, des effectifs de fonctionnaires, restrictions autoritaristes sur la participation citoyenne avec l’exclusion aux comités d’habitants des agents publics de la Ville et des élu-e-s d’opposition…

Pour lutter contre l’abstention, l’urgence est d’écouter vraiment les besoins sociaux, économiques, environnementaux qui sont exprimés depuis des années par les électeurs sans qu’ils se sentent compris par les « politiques ».

J’espère que cette abstention massive pousse nos élu-e-s, chacun-e-s dans leurs nouvelles responsabilités de députée, maire ou adjoint-e-s, à prendre en compte cet abandon citoyen à force de colère pour réfléchir aux limites libérales qu’elles/ ils ne pourront franchir sous peine de provoquer un chaos social irréversible.

Dans ce contexte grave de recul de la conscience collective pour être acteurs des décisions politiques qui nous concernent, je leur adresse mes républicaines félicitations en leur souhaitant d’avoir les débats les plus constructifs et formateurs possible tout au long de leurs mandats.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – PCF