Débat d’orientations budgétaires, conseil municipal de St-Egrève du 23 novembre 2016

Intervention du groupe « Pour une gauche authentique à St-Egrève »

Si l’on brosse le tableau social de la Ville rapidement, cela donne :

  • Une augmentation de 17 % du chômage, notamment chez les jeunes (19 %) et les femmes,

  • Un vieillissement de la population qui se confirme avec 24 % de la population qui a plus de 60 ans et parmi elle une personne sur quatre plus de 80 ans,

  • 27 % de foyers fiscaux qui déclarent moins de 15 000 euros annuels de revenus,

  • Une progression de 5 % des ménages allocataires de la CAF et de 32 % des bénéficiaires du RSA,

  • Une progression constante des bénéficiaires de l’AAH.

Le développement des difficultés sociales se traduit par des besoins supplémentaires en terme de services publics : nos services et notamment ceux du CCAS, vont être confrontés à la montée en charge des demandes de la population, par exemple sur les maintiens à domicile des plus anciens, les aides sociales, l’accompagnement aux démarches, notamment à l’emploi.

Dans ce contexte de crise, d’autres besoins appellent toute notre vigilance pour y répondre : l’accès pour tous à la culture, aux sports et loisirs.

Ces accès se font grâce aux politiques développées dans ce sens par la municipalité au travers de services comme l’école municipale des sports, le réseau des bibliothèques, gratuit pour les habitants, l’école de musique, le périscolaire, le subventionnement des associations dont les champs d’action sont le sport, la jeunesse ou la culture, la Vence Scène, mais aussi les Espaces Verts aménagés pour l’exercice physique libre ou créateurs d’espaces de rencontres et d’échanges.

Ces politiques sont possibles grâce à des effectifs suffisants de fonctionnaires et agents publics dans tous les domaines, du social aux services techniques et administratifs qui concourent à répondre à tous les besoins des habitants, et pas seulement des moins nantis. La proportion de propriétaires sur St-Egrève, 67 % des ménages, révèle qu’on fait le choix de s’installer sur notre commune, pas seulement parce qu’il y a de beaux espaces naturels, mais bien parce qu’il y a des services compétents et qui répondent aux besoins de tous.

Maintenir ce niveau de bien-vivre, ce niveau de culture, non seulement ne suffit pas mais, au vu de la population qui grandit et des besoins sociaux qui progressent, appelle au contraire à être renforcé.

Autrement dit à augmenter nécessairement l’enveloppe du budget de fonctionnement, je ne vous surprendrai pas.

Or les 0,8 % que la majorité municipale propose sont largement insuffisants pour continuer à répondre dans de bonnes conditions aux besoins de tous les habitants. Cela ne couvre même pas, il faudrait 2 % au minimum, l’augmentation substantielle que viennent d’obtenir les agents après une bataille de plus de 6 ans auprès des gouvernements successifs – je rappelle que le point d’indice des fonctionnaires était gelé depuis 2010, mais pas le coût de la vie…

Qui, ici, à part les retraité-e-s dont les pensions sont également gelées, n’a pas été augmenté, ne serait-ce que de 0.1 % depuis 6 ans ? Qui peut trouver illégitime qu’enfin justice soit un peu faite ?

Par ailleurs l’accord PPCR (parcours Professionnels, Carrière, Rémunérations), contrairement à ce que vous écrivez, aura certes une incidence la première année pour se mettre en conformité avec quelques carrières qui vont progresser, mais l’ensemble reste très insuffisant en matière de progression salariale, et surtout cette réforme tasse encore les carrières et les agents ne progresseront plus aussi vite : la mesure va générer au final plus d’économies pour les collectivités que d’avantages pour les agents. La ministre de la Fonction Publique, Marylise Lebranchu, avait d’ailleurs déclaré à la presse, pour rassurer les élus inquiets des conséquences budgétaires, que la réforme PPCR permettrait de financer en partie l’augmentation du point d’indice…

Or l’argumentaire du DOB laisse à penser qu’encore une fois nous sommes obligés de faire des dépenses imposées par l’Etat.

Mais, heureusement que l’Etat impose encore un peu aux collectivités de respecter les règles statutaires et salariales ! Le combat des maires et des majorités devraient bien plutôt se tourner vers l’Etat pour obtenir de vrais moyens pérennes de fonctionnement, plutôt que contre leur personnel en diminuant leurs effectifs pour réduire les coûts.

Ce mot « coût » est un vrai problème d’ailleurs. Pour mener toutes les politiques publiques il faut des fonctionnaires. C’est donc un investissement et non un coût.

Avant de réduire – et c’est bien ce que vous allez faire en ne remplaçant pas les départs en retraite et en supprimant 3 contrats d’agents non titulaires, – un investissement au service de l’intérêt général, pensons donc à récupérer dans nos caisses ce qui est un vrai coût pour la collectivité : les exonérations fiscales, les fraudes et évasions fiscales, les impayés de taxe de publicité. Sur notre commune il y a un certain nombre d’entreprises concernées, comme ailleurs, et tant que les communes n’agiront pas auprès de l’Etat et des entreprises pour récupérer ce qui leur revient, on continuera d’élaborer des budgets qui vont contre le développement de l’emploi public et de l’emploi tout court.

C’est vrai cela s’appelle la lutte des classes et il faut du courage pour la mener, celle qui veut défendre l’intérêt général plutôt que les intérêts particuliers.

Nous sommes à St-Egrève encore loin d’avoir un budget en déséquilibre et on réussit même à faire de l’épargne pour autofinancer nos investissements. Nous avons encore largement les capacités financières de maintenir notre masse salariale, malgré les baisses de DGF de l’Etat. Le choix de réduire les effectifs de personnel et les subventions accordées aux associations (0 % d’augmentation du budget global alloué, et suppression d’une enveloppe de 80 000 euros) est une balle que l’on se tire dans le pied et l’on aura bien du mal à l’extraire à l’avenir : la dégradation des conditions de vie à St-Egrève sera de votre responsabilité. Pas de celle de l’Etat même si le gouvernement actuel a la sienne.

Sylvie Guinand

Expression politique – novembre 2016

A l’heure où sont écrites ces lignes, le destin de centaines de salarié-e-s se joue au tribunal : menacé-e-s de licenciement suite à la délocalisation de leur usine ECOPLA, nos voisins du Grésivaudan se battent pour conserver leur outil de travail et préserver l’emploi industriel dans notre vallée en se constituant en Société Coopérative et Participative (SCOP). Quel que soit le résultat de la Cour d’Appel de Grenoble, ils ont besoin de tout notre soutien et de notre solidarité, de nos investissements, nous, citoyens d’une même circonscription !

Dans un contexte où chômage et précarité ne cessent de grimper, la priorité doit être donnée par les municipalités au soutien de l’emploi et au développement industriel dans leur bassin de vie. Or quid dans les médias locaux d’un quelconque engagement de nos élus, en particulier de St-Egrève, auprès des vrais acteurs économiques qui se battent pour l’intérêt général : les salarié-e-s…

En France 3,2 millions de personnes –dont la moitié âgés de 15 à 29 ans- occupent un emploi précaire, soit 12 % de l’emploi total. Sans tirer les leçons de ses choix politiques désastreux, le gouvernement entend réduire à nouveau pour la loi de finances 2017 les dotations aux collectivités locales. . Ce sont toutes les politiques territoriales de proximité et de solidarité quotidienne qui sont visées.

A Saint-Egrève nous aurions les moyens de résister à l’austérité et à la montée des inégalités qui en résulte, de nous opposer au démantèlement de l’emploi et de créer les conditions d’un vrai soutien au développement économique durable, mais ce ne sont pas les choix qui sont faits : jamais aucune rencontre avec des travailleurs dont la vie salariale est menacée, comme ECOPLA ou les VFD, n’est envisagée.

Or ne pas proposer d’alternatives, jouer la fatalité, c’est favoriser les divisions et exclusions, terreau sur lequel extrême-droite et droite extrême se livrent une concurrence anti-migrants de plus en plus violente aux relents xénophobes nauséabonds.

Sauver l’emploi ici, c’est dessiner l’avenir pour tous.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

Expression politique – octobre 2016

Refaire de l’urbanisme un bien commun

Les projets urbains de la majorité municipale ont provoqué ces derniers mois la colère d’habitants concernés par le réaménagement de leur quartier. Depuis ma prise de fonctions au Conseil Municipal je défends l’idée qu’au-delà des enquêtes publiques nous devons prendre en compte les besoins prioritaires des habitants.

Construire pour répondre aux besoins de logements qui s’intensifient, ce n’est pas bétonner à tout-va. C’est engager la réflexion sur les enjeux que la croissance démographique traverse. Créer un immeuble, un quartier, une zone économique, nécessite de développer en corollaire les commerces de proximité et les infrastructures qui permettent de vivre ensemble : classes scolaires, espaces de rencontres et de culture, lieux de vie et de soutien, transports en commun accessibles, voierie adaptée, parkings gratuits, lieux de collecte des déchets suffisants…

Cela s’appelle le développement du service public, pilier de la cohésion sociale et de l’intérêt général, outil démocratique au service de l’Humain. Cela nécessite de renforcer les effectifs publics et par conséquent d’augmenter le budget du personnel.

Or aujourd’hui nul projet ne peut être discuté dans sa globalité sans se heurter au carcan financier imposé par la majorité municipale et l’Etat, et sans tenir compte des interrogations soulevées par les habitants, comme par exemple la préservation des espaces naturels le long de la Vence dans le cadre des constructions envisagées.

Comme pour les questions écologiques, le développement urbain doit être pensé à travers tous les impacts qu’il provoque en terme de mixité sociale, d’hygiène et sécurité, d’éducation, de déplacement, de consommation locale, d’accès aux soins et aux droits fondamentaux, aux structures sportives et culturelles…

Pour le Front de Gauche, c’est bien en menant des politiques publiques ambitieuses au service d’un développement humain durable que nous répondrons aux enjeux de démocratie sociale qui se posent à nous dans la crise de civilisation que nous connaissons.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – PCF

Expression politique – septembre 2016

Pour des lendemains de paix et de fraternité

J’aimerais comme Aragon posséder une gomme qui effacerait l’immondice humaine… Mon soutien va aux familles des victimes qui ont succombé depuis 2014 à la barbarie du groupe terroriste « Etat Islamiste » depuis 2014 : plus de 2700 morts dans 25 pays.

Encore une fois à Nice ce 14 juillet les services de l’Etat, de la Territoriale et de l’Hospitalière ont joué tout leur rôle pour soigner, rassurer, prendre en charge les familles, nettoyer la voierie…

Véritables amortisseurs aux crises, ils sont les piliers de notre démocratie : il est temps de déclarer l’état d’urgence sociale pour stopper la baisse des dotations aux collectivités et déployer leur présence et celle des associations dans tous les territoires !

Je veux, en cette rentrée scolaire et sociale, rendre ici hommage aux agents publics qui rendent possibles au quotidien le bien-vivre ensemble et les liens de solidarité. Ces valeurs fondamentales permettent de dompter nos peurs, de comprendre l’autre, et de révéler les talents plutôt que les meurtrissures ou les déceptions.

Le service public laïc est le socle sur lequel peuvent se bâtir tous les projets collectifs ou individuels. Il permet au monde associatif, acteur incontournable de la vie locale, de s’épanouir dans son espace. Je tiens particulièrement à louer l’action des bénévoles qui créent des avenirs meilleurs et tant de passerelles entre les habitants.

Au sein d’une centaine d’associations, vous êtes nombreux à donner des savoirs et du temps, permettre un accès aux loisirs, aux sports, aux questions environnementales et de transport, aux soins et aux droits, à l’Histoire et la culture, à favoriser les espaces d’échanges et de débats sociaux-politiques…

A Saint-Egrève il est vital de se battre pour maintenir et développer ces outils créateurs de lien social et d’émancipation du peuple.

Avec un front de gauche renforcé, inventer ensemble la société progressiste dont les peuples ont besoin est la réponse aux peurs et désespoirs dans lesquels le système libéral les jette.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – PCF

Expression politique – juin 2016

Résistance, j’écris ton nom..

Entre les maquis du Vercors et de Chartreuse notre ville a été au cœur de la Résistance entre 1939 et 1945.

Saint-Égrève est libérée le 22 août 1944 par les Résistants Francs-Tireurs Partisans de la Compagnie 9102 descendant du col de Clémencière vers La Monta. Le Comité de Libération se réunit à la mairie. Il faudra des semaines de combats pour libérer totalement le pourtour de Grenoble.
Il faudra attendre le 8 mai 1945 pour l’arrêt des combats en Europe. L’Allemagne nazie dépose les armes au lendemain de la capitulation sans condition signée à Reims. Plus qu’une victoire contre l’occupant qu’il nous faut commémorer, c’est la victoire sur la « bête immonde », le nazisme né du nationalisme ultra-libéral et nourri de l’exploitation humaine.

Nous parcourons chaque jour notre Histoire à travers les rues de notre commune. Derrière les dates, les noms de résistants, de maquis, ce sont les actes de résistance au quotidien qui résonnent, de ces hommes du troisième Bataillon F.T.P.F. – F.F.I. de Chartreuse qui ont mené des opérations de sabotage, diffusé au péril de leur vie les journaux alternatifs, alors interdits par le régime de Pétain, de ces femmes au courage incroyable, trop souvent restées dans l’ombre de l’histoire quand, souvent seules, elles transportaient du matériel, de la nourriture, des armes ou faisaient transiter du courrier…

Alfred Rolland, 16 ans en 1943 à Saint-Egrève, témoigne : « Les journaux ont été très importants car ils ont servi de lien. Les Allobroges a été lancé en 1942 au Fontanil-Cornillon. Il est passé très vite de quelques centaines d’exemplaires à 25 000, diffusés sous le manteau. Il fallait du monde pour distribuer tout ça ! Plein de gens, qui n’ont pas été répertoriés comme Résistants, ont été impliqués. Le Travailleur Alpin était réalisé chez un paysan à St Nazaire les Eymes, imprimé entre le pinard et les patates, puis passait les barrages, camouflé par des légumes ».

Merci à celles et ceux qui, inlassablement, continuent le combat pour transmettre l’esprit de résistance.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

Expression politique – mai 2016

Ne pas brader les VFD au privé !

En 1921 le Conseil Général de l’Isère rachetait le réseau « Voies Ferrées du Dauphiné » créé en 1843 pour permettre aux habitants de se déplacer dans l’ensemble du département.

Implantée à St Martin d’hères depuis 1976, cette régie a une longue histoire, un grand savoir -faire. En 2006 le conseil général de l’Isère transformait la régie en SEM et ouvrait au processus de privatisation.

La société éclatait progressivement en huit sites autonomes. Celui de St Egrève a vu le jour en juin 2012 ; il est aujourd’hui menacé. 68 personnes dont 40 chauffeurs y travaillent.

La majorité de droite de la nouvelle Assemblée Départementale, qui détient 81 % des actions, vient de décider de céder ses parts à un opérateur privé, qu’elle va choisir – si ce n’est déjà fait ! Cette opération vise à livrer une entreprise bénéficiaire au privé, au détriment de l’emploi, de la qualité du service et de la sécurité des usagers, des conditions de travail et des rémunérations du personnel, pour satisfaire les futurs actionnaires.

Déjà le passage en SEM avait été désastreux avec la perte de plus de 300 emplois et la réduction du service au public.

C’est encore une fois le dogme de la dérèglementation qui prévaut au moment où notre métropole et notre Département auraient besoin de développer une offre publique de transports écologiques et adaptés aux besoins des habitants. La gratuité des transports prend ici tout son sens.

Il est donc urgent de rompre le silence sur ce qui se prépare aux VFD.

La municipalité de St-Egrève devrait intervenir auprès du Président de l’Assemblée Départementale pour exiger le retour des VFD dans le service public, c’est-à-dire au service du public.

La privatisation des VFD n’est pas inéluctable, d’autres pistes existent. La délibération de l’Assemblée Départementale doit être annulée, et une véritable concertation entre tous les partenaires devrait s’engager pour élaborer une solution qui assure au mieux les intérêts des usagers et des personnels dans le cadre d’un service public des transports.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/

Expression politique – avril 2016

Le printemps 2016 sera celui de la jeunesse !

Autour du débat sur le code du travail, mars a vu fleurir les luttes unitaires des salarié-e-s, des fonctionnaires, des étudiants et des lycéens. Et contrairement à ce qu’a déclaré Valls, les jeunes ne sont pas des ignorants : selon un sondage IFOP, 68 % des jeunes âgés de 18 à 29 ans, quel que soit le niveau social ou d’étude, le lieu d’habitation et la couleur politique, sont majoritairement opposés au projet de loi El Khomri. Mais au-delà de leur mécontentement, c’est une autre vision de la société qu’ils proposent : de meilleures garanties collectives dans le monde du travail pour lequel ils se préparent, 32 heures de travail, de meilleurs salaires, un statut rémunéré de l’étudiant, la reconnaissance de leurs qualifications… Ils n’en peuvent plus d’être la génération sacrifiée, qui baigne dans la précarité et le chômage : 62 % des jeunes diplômés n’ont pas de travail au bout d’un an ; 60 % des jeunes actifs de moins de 29 ans occupent un emploi précaire (CDD, contrats aidés ou stages) ou sont au chômage. St-Egrève n’est pas épargnée : selon l’Insee, 18,1 % des 16-25 ans sont privés d’emploi.

Dans ce contexte national, les politiques locales menées en faveur de la jeunesse sont essentielles pour enrayer la fracture sociale : favoriser l’accès à la citoyenneté, à la prise de responsabilité dans le monde associatif et politique, faire confiance aux idées et à l’inventivité des jeunes adultes c’est favoriser leur avenir d’actif bien dans sa société. Pour cela les espaces dédiés à la jeunesse et les moyens de les accompagner de façon pérenne doivent être développés sur notre commune, avec eux.

« Rien n’est plus menteur que le vieil adage (…) : “ Il n’y a rien de nouveau sous le soleil ”. Le soleil lui-même a été jadis une nouveauté, et la terre fut une nouveauté, et l’homme fut une nouveauté. L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création. », Jean Jaurès in « Discours à la jeunesse », 30 Juillet 1903 – Lycée d’Albi.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/