Expression politique – septembre 2016

Pour des lendemains de paix et de fraternité

J’aimerais comme Aragon posséder une gomme qui effacerait l’immondice humaine… Mon soutien va aux familles des victimes qui ont succombé depuis 2014 à la barbarie du groupe terroriste « Etat Islamiste » depuis 2014 : plus de 2700 morts dans 25 pays.

Encore une fois à Nice ce 14 juillet les services de l’Etat, de la Territoriale et de l’Hospitalière ont joué tout leur rôle pour soigner, rassurer, prendre en charge les familles, nettoyer la voierie…

Véritables amortisseurs aux crises, ils sont les piliers de notre démocratie : il est temps de déclarer l’état d’urgence sociale pour stopper la baisse des dotations aux collectivités et déployer leur présence et celle des associations dans tous les territoires !

Je veux, en cette rentrée scolaire et sociale, rendre ici hommage aux agents publics qui rendent possibles au quotidien le bien-vivre ensemble et les liens de solidarité. Ces valeurs fondamentales permettent de dompter nos peurs, de comprendre l’autre, et de révéler les talents plutôt que les meurtrissures ou les déceptions.

Le service public laïc est le socle sur lequel peuvent se bâtir tous les projets collectifs ou individuels. Il permet au monde associatif, acteur incontournable de la vie locale, de s’épanouir dans son espace. Je tiens particulièrement à louer l’action des bénévoles qui créent des avenirs meilleurs et tant de passerelles entre les habitants.

Au sein d’une centaine d’associations, vous êtes nombreux à donner des savoirs et du temps, permettre un accès aux loisirs, aux sports, aux questions environnementales et de transport, aux soins et aux droits, à l’Histoire et la culture, à favoriser les espaces d’échanges et de débats sociaux-politiques…

A Saint-Egrève il est vital de se battre pour maintenir et développer ces outils créateurs de lien social et d’émancipation du peuple.

Avec un front de gauche renforcé, inventer ensemble la société progressiste dont les peuples ont besoin est la réponse aux peurs et désespoirs dans lesquels le système libéral les jette.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – PCF

Expression politique – juin 2016

Résistance, j’écris ton nom..

Entre les maquis du Vercors et de Chartreuse notre ville a été au cœur de la Résistance entre 1939 et 1945.

Saint-Égrève est libérée le 22 août 1944 par les Résistants Francs-Tireurs Partisans de la Compagnie 9102 descendant du col de Clémencière vers La Monta. Le Comité de Libération se réunit à la mairie. Il faudra des semaines de combats pour libérer totalement le pourtour de Grenoble.
Il faudra attendre le 8 mai 1945 pour l’arrêt des combats en Europe. L’Allemagne nazie dépose les armes au lendemain de la capitulation sans condition signée à Reims. Plus qu’une victoire contre l’occupant qu’il nous faut commémorer, c’est la victoire sur la « bête immonde », le nazisme né du nationalisme ultra-libéral et nourri de l’exploitation humaine.

Nous parcourons chaque jour notre Histoire à travers les rues de notre commune. Derrière les dates, les noms de résistants, de maquis, ce sont les actes de résistance au quotidien qui résonnent, de ces hommes du troisième Bataillon F.T.P.F. – F.F.I. de Chartreuse qui ont mené des opérations de sabotage, diffusé au péril de leur vie les journaux alternatifs, alors interdits par le régime de Pétain, de ces femmes au courage incroyable, trop souvent restées dans l’ombre de l’histoire quand, souvent seules, elles transportaient du matériel, de la nourriture, des armes ou faisaient transiter du courrier…

Alfred Rolland, 16 ans en 1943 à Saint-Egrève, témoigne : « Les journaux ont été très importants car ils ont servi de lien. Les Allobroges a été lancé en 1942 au Fontanil-Cornillon. Il est passé très vite de quelques centaines d’exemplaires à 25 000, diffusés sous le manteau. Il fallait du monde pour distribuer tout ça ! Plein de gens, qui n’ont pas été répertoriés comme Résistants, ont été impliqués. Le Travailleur Alpin était réalisé chez un paysan à St Nazaire les Eymes, imprimé entre le pinard et les patates, puis passait les barrages, camouflé par des légumes ».

Merci à celles et ceux qui, inlassablement, continuent le combat pour transmettre l’esprit de résistance.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

Expression politique – mai 2016

Ne pas brader les VFD au privé !

En 1921 le Conseil Général de l’Isère rachetait le réseau « Voies Ferrées du Dauphiné » créé en 1843 pour permettre aux habitants de se déplacer dans l’ensemble du département.

Implantée à St Martin d’hères depuis 1976, cette régie a une longue histoire, un grand savoir -faire. En 2006 le conseil général de l’Isère transformait la régie en SEM et ouvrait au processus de privatisation.

La société éclatait progressivement en huit sites autonomes. Celui de St Egrève a vu le jour en juin 2012 ; il est aujourd’hui menacé. 68 personnes dont 40 chauffeurs y travaillent.

La majorité de droite de la nouvelle Assemblée Départementale, qui détient 81 % des actions, vient de décider de céder ses parts à un opérateur privé, qu’elle va choisir – si ce n’est déjà fait ! Cette opération vise à livrer une entreprise bénéficiaire au privé, au détriment de l’emploi, de la qualité du service et de la sécurité des usagers, des conditions de travail et des rémunérations du personnel, pour satisfaire les futurs actionnaires.

Déjà le passage en SEM avait été désastreux avec la perte de plus de 300 emplois et la réduction du service au public.

C’est encore une fois le dogme de la dérèglementation qui prévaut au moment où notre métropole et notre Département auraient besoin de développer une offre publique de transports écologiques et adaptés aux besoins des habitants. La gratuité des transports prend ici tout son sens.

Il est donc urgent de rompre le silence sur ce qui se prépare aux VFD.

La municipalité de St-Egrève devrait intervenir auprès du Président de l’Assemblée Départementale pour exiger le retour des VFD dans le service public, c’est-à-dire au service du public.

La privatisation des VFD n’est pas inéluctable, d’autres pistes existent. La délibération de l’Assemblée Départementale doit être annulée, et une véritable concertation entre tous les partenaires devrait s’engager pour élaborer une solution qui assure au mieux les intérêts des usagers et des personnels dans le cadre d’un service public des transports.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/

Expression politique – avril 2016

Le printemps 2016 sera celui de la jeunesse !

Autour du débat sur le code du travail, mars a vu fleurir les luttes unitaires des salarié-e-s, des fonctionnaires, des étudiants et des lycéens. Et contrairement à ce qu’a déclaré Valls, les jeunes ne sont pas des ignorants : selon un sondage IFOP, 68 % des jeunes âgés de 18 à 29 ans, quel que soit le niveau social ou d’étude, le lieu d’habitation et la couleur politique, sont majoritairement opposés au projet de loi El Khomri. Mais au-delà de leur mécontentement, c’est une autre vision de la société qu’ils proposent : de meilleures garanties collectives dans le monde du travail pour lequel ils se préparent, 32 heures de travail, de meilleurs salaires, un statut rémunéré de l’étudiant, la reconnaissance de leurs qualifications… Ils n’en peuvent plus d’être la génération sacrifiée, qui baigne dans la précarité et le chômage : 62 % des jeunes diplômés n’ont pas de travail au bout d’un an ; 60 % des jeunes actifs de moins de 29 ans occupent un emploi précaire (CDD, contrats aidés ou stages) ou sont au chômage. St-Egrève n’est pas épargnée : selon l’Insee, 18,1 % des 16-25 ans sont privés d’emploi.

Dans ce contexte national, les politiques locales menées en faveur de la jeunesse sont essentielles pour enrayer la fracture sociale : favoriser l’accès à la citoyenneté, à la prise de responsabilité dans le monde associatif et politique, faire confiance aux idées et à l’inventivité des jeunes adultes c’est favoriser leur avenir d’actif bien dans sa société. Pour cela les espaces dédiés à la jeunesse et les moyens de les accompagner de façon pérenne doivent être développés sur notre commune, avec eux.

« Rien n’est plus menteur que le vieil adage (…) : “ Il n’y a rien de nouveau sous le soleil ”. Le soleil lui-même a été jadis une nouveauté, et la terre fut une nouveauté, et l’homme fut une nouveauté. L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création. », Jean Jaurès in « Discours à la jeunesse », 30 Juillet 1903 – Lycée d’Albi.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche – P.C.F.

https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/

 

Expression politique – mars 2016

Le ski scolaire en danger à St-Egrève !

Le ski fait partie du patrimoine sportif de notre région.

Son accessibilité pourtant est rendue de plus en plus difficile aux familles de l’agglomération grenobloise en raison des conditions de vie qui se dégradent, notamment en terme de pouvoir d’achat : les familles ont de plus en plus de mal à finir les fins de mois et à offrir à leurs enfants du sport et des loisirs. De plus les politiques économiques orientent le tourisme vers un surdéveloppement des grosses stations sans toujours bien peser les conséquences sur l’environnement, et vers un « ski de luxe », offert aux plus fortunés en raison des prix de forfaits devenus indécents.

Dans une ville comme la nôtre, inscrite dans un patrimoine plus large où l’histoire des Chasseurs Alpins, des Jeux Olympiques, du secours en montagne compte, favoriser l’apprentissage de tous les enfants de St-Egrève au ski de fond et au ski de piste est un enjeu d’égalité républicaine à défendre. Oui le ski à l’école, comme nombre d’activités dites « facultatives » doivent être maintenues, voire développées !

Acquérir des techniques de glisse s’apprend mieux quand on est jeune et immergé dans un esprit d’équipe, d’entre-aide, de solidarité. Permettre aux enfants Saint-Egrèvois d’être tous égaux dans l’accès aux sports d’hiver est, dans notre contexte environnemental et social, un investissement pour leur avenir : travailler en station, pratiquer pour le loisir ou la compétition, font partie du quotidien des jeunes d’ici. Empêcher l’éducation au ski pour tous c’est freiner le développement d’un secteur d’activité qui repose sur des acteurs locaux.

Favoriser une politique solidaire d’accès au ski comme à toutes les activités sportives et de loisirs, c’est au contraire prendre ses responsabilités municipales pour être garant de l’équilibre des droits des enfants, de l’équité territoriale et de notre bien commun qu’est l’or blanc qui nous environne et dont les richesses ne doivent pas profiter à une minorité mais bien être partagées au profit de la jeunesse.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche-P.C.F.

Expression politique – février 2016

Pour une transition énergétique durable et humaine
L’année 2016 semble s’annoncer porteuse de transitions énergétiques : à l’occasion des vœux la majorité municipale en fait sujet. Mais au-delà des effets d’annonce en cohérence avec la COP 21, comment parvenir à une véritable révolution permettant de produire plus « propre », de consommer plus juste et de mieux conserver ces énergies vitales qui nous permettent de vivre décemment ?
La municipalité respecte la mise en conformité des bâtiments publics pour mieux isoler et éviter les gaspillages, et tente des expériences de production photovoltaïque. C’est louable mais ce n’est pas suffisant : une réelle transition énergétique ne sera possible qu’avec un changement radical des politiques sociales et solidaires. Au-delà des remèdes il faut s’interroger sur les causes profondes du réchauffement climatique : déréglementation du marché et circulation constante des produits de consommation ; abandon du fret ferroviaire pour favoriser les transports routiers ; accroissement des trajets de travail à cause de la cherté des logements sur les bassins d’emploi et des restructurations, du développement de l’emploi précaire et intérimaire ; éloignement des lieux de culture et de sport en raison des baisses de subventions aux associations…
Pour lutter contre la pollution et ses risques sanitaires, le gaspillage d’énergie, pour construire durablement une transition énergétique à la hauteur des enjeux climatiques, il faut envisager courageusement la question de la solidarité pour accéder tous à l’énergie, et poser la question du transport collectif comme centrale pour vivre dans de bonnes conditions : pour aller travailler ou chercher un emploi, étudier, consommer, accéder à ses droits, aux services publics, il est temps de le rendre accessible à tous par sa gratuité.
Dans cet objectif une association citoyenne se crée à Saint-Egrève, dont l’AG constitutive se tiendra en mars. D’ores et déjà je souhaite qu’elle réunisse beaucoup d’entre vous pour gagner cette belle avancée sociale et écologique !
Sylvie GUINAND, Front de Gauche-P.C.F.

Expression politique – janvier 2016

RESISTER ET CONSTRUIRE
Chères Saint-Egrèvoises, chers Saint-Egrèvois, je tiens à vous présenter mes vœux les meilleurs pour 2016, en espérant que cette nouvelle année ouvre l’espoir d’une vie plus juste et plus humaine.
Les attentats du 13 novembre 2015 et la progression du Front National lors des élections régionales nous rappellent combien il est indispensable de se rassembler et d’agir pour défendre ensemble les valeurs de la république et les transcrire dans des projets politiques porteurs des attentes de la population : vivre décemment de son salaire et pouvoir éduquer ses enfants, manger localement et sainement, accéder aux sports, aux loisirs, à la culture, aux services publics.
Depuis des années les gouvernements font peser sur les collectivités les contraintes financières dûes à des choix libéraux de baisse des budgets publics. Notre capacité d’investissement est amoindrie, ce qui provoque une baisse des commandes de travaux publics et donc une mise en danger des entreprises locales, des emplois qui en sont issus et par conséquent un amoindrissement des revenus fiscaux pour la commune, qui va alors rogner sur… le personnel et l’aide aux associations. Or supprimer des postes, ne pas remplacer les agents, ne pas favoriser l’emploi dans le milieu associatif pourtant créateur de lien social et d’accès aux droits, c’est inévitablement VOUS supprimer des services ! Horaires d’accueil moins larges, temps de traitement de dossiers plus longs, offres associatives moindres, c’est ce que vous allez bientôt vivre à St-Egrève. Au moment où le chômage grimpe dans notre commune et où les revenus moyens baissent, la municipalité a décidé de réduire son budget de fonctionnement et les aides aux associations, alors qu’il aurait fallu résister en maintenant à tout prix un service public de qualité et un tissu social solide.
Ne pas se résigner, résister et construire ensemble une vie meilleure, défendre les valeurs d’égalité, de fraternité, de liberté et œuvrer pour la paix, tels sont les vœux que je vous renouvelle pour cette année 2016.
Sylvie GUINAND, Front de Gauche-P.C.F.